PROCHAINE EXPOSITION : "DES PIERRES ET DES SIECLES" à KAYSERSBERG du 6 au 12 décembre 2016.

Martine LAFORCE
13 rue de l’Ours
68000 COLMAR
06 52 00 49 75
martine.laforce@gmail.com

Dépôt permanent à la Galerie Mannsfeld
7 rue des Tanneurs
68000 COLMAR

Monographie et analyse d'une oeuvre sur
http://www.alsace-collections.fr/index.html
 rubrique "nos peintres"



EXPOSITIONS 2016

Participation à l'exposition "Fenêtres sur"
Caveau de la Vallée Noble
Place de la mairie
Soulzmatt (68)
les 22, 23, 24, 29 et 30 avril 
1er mai 2016
de 14h à 18h30

"Les rendez-vous au jardin"
9 rue des Cigognes à Barr (67)
Samedi 4 et dimanche 5 juin 2016

"Streisselhochzeit" à Seebach (67)
Rue des Eglises
 samedi 16 et dimanche 17 juillet 2016

"Divinez vous"
en partenariat avec les diVINes
- exposition d'aquarelles
au Domaine Schoenheitz à Wihr au Val (68)
 du 8 juillet au 2 août 
 - spectacle de la Compagnie L' Indocile 
(musique, théâtre et poésie)
et dégustations commentées et accords gourmands
par "cuit lu cru"
le 22 juillet
(18 euros l'entrée)
(s'inscrire sur le site "les diVINes d'Alsace") 
- Démonstration d'aquarelle le 23 juillet (de15h à17h)

Exposition personnelle d'aquarelles
Salle de la Décapole
Turckheim (68)
du 5 au 21 août 2016
(démonstrations sur place)

 Exposition personnelle d'aquarelles
A l'Ancien Musée (face au pont fortifié)
Kaysersberg (68)
Du 6 au 12 décembre 2016
Ouvert le mardi de 14h à 18h 
de mercredi à vendredi de 10h à 18h
samedi et dimanche de 10h à 20h
le lundi de 10h à 18h.




IMPRESSIONS PERSONNELLES


            Peindre de vieilles architectures revient à faire un portrait du bâti. Les fissures en sont les rides, les défauts, les accidents de la vie ; à l’inverse des « laideurs intéressantes », une construction trop neuve, trop lisse, est pour moi synonyme d’un visage trop parfait : il ne s’y passe rien, il ne conte rien.

            Evidemment, peindre en rentrant dans l’intimité d’un espace donné à ce point de précision est l’école de la patience. Quoique… en faut-il quand on aime ce que l’on fait ?
Dans ces visions si proches des éléments de notre quotidien, je travaille tout d’abord en valeurs plutôt qu’en couleurs : c’est le sombre qui permet aux clairs d’exister. J’espère que mes aquarelles sont assez évocatrices pour qu’on ait l’impression de sentir l’odeur des vieux bois, de ressentir la fraîcheur d’une pierre séculaire réchauffée par un rayon de soleil. La capture pure et simple d’éléments dans un contexte dénudé, sur « fond de néant » est l’occasion de jouer avec les ombres portées que j’accentue à souhait pour donner de la profondeur à l’ensemble, de la vie au graphisme. Une ruine est en perpétuel devenir : on peut la capter à différentes étapes de sa transformation et en faire chaque fois une représentation autre. C’est ce défi permanent que je trouve intéressant.

            Les patines qui me sont offertes sur ces matières sont d’une richesse infinie : en m’approchant de plus en plus du sujet, elles révèlent des tableaux quasiment abstraits. Mon hommage tout simple au passé proche se transforme alors en une œuvre au caractère contemporain. Si, de plus, je m’amuse à en faire des formats démesurés, cette impression s’accentue encore.

            La technique de l’aquarelle possède une « immédiateté » qui répond bien à ce désir de rendre l’impression fugitive que l’on peut avoir d’un lieu. Les vieilles pierres qui nous entourent incarnent une émotion, elles ont une âme, sont porteuses de présence humaine à travers une foule d’indices d’usure, de chocs, de fêlures… que sais-je encore…

            Ce n’est pas moi qui choisis mes sujets, ce sont plutôt eux qui s’imposent à moi. Je leur en sais gré. Je tente de les restituer au plus fidèle, au plus chargé d’émotion, après que le temps - qui travaille pour moi - ait accompli une bonne partie de l’ouvrage avant que je prenne les pinceaux. Il m’offre en quelque sorte ma matière première.




Extraits de presse



(...) cette pro de l'aquarelle a un univers très particulier, dans une gamme de tons verts et bruns, qui rendent bien compte des ravages du temps sur la pierre et le bois.Vieilles granges, vieilles portes, pans de murs qui s'écroulent sont autant de sujets qui évoquent le délabrement, mais qui, sous le pinceau de cette ensorcelante magicienne, deviennent oeuvres d'art. Vous ne pouvez pas oublier la série "cimetières de bateaux en Bretagne" exposée Salle Traber lors de la Biennale de l'Aquarelle où elle a fait sensation ! (Sylvie Moussier)


(...) pour vivre, il nous faut à la fois une part de fidélité avec ce que nous étions, avec notre passé, et une part de recherche, d'audace, de nouveauté, de réforme, sinon nous resterions figés dans nos habitudes ; il nous faut l'enracinement et l'élan... Des racines et des ailes... (Simone Piasi) 

Et la vie sourd dans les gouttières que l'on croit épuisées, dans les poutres, sur la mousse des tuiles. La maison bouge de tout son corps, les structures apparemment difformes donnant un kaléidoscope étonnamment graphique, pour ne pas dire contemporain. (Afchar Nadéri)

De nombreuses expositions, plusieurs grands prix (…) placent cette artiste à part, dans le gotha des meilleurs Alsaciens. (DNA, Ch. G.)

Ses aquarelles, plus proches d’un Dürer que d’un Turner, emportent l’admiration par leur dessin rigoureux et leur sûre maîtrise. (Philippe Messmer)

Martine Laforce pourrait être portraitiste. En effet, elle détaille avec ses pinceaux d’aquarelliste les rides de la maison alsacienne comme d’autres dépeignent la figure humaine. (Francis Mathès)

(…) a le don certain de nous ouvrir le regard sur la magie du quotidien et de traduire les signes de l’invisible (…) (Françoise Urban-Menninger)

(…) malgré les thèmes qui constituent autant de pièces d’inventaire, quelque chose de tout à fait moderne et contemporain émane de ces peintures, d’où toute présence humaine est exclue. (Jean Christian)

Peut-être fallait-il venir d’ailleurs et avoir la main légère pour renouveler la tradition de l’aquarelle alsacienne ? Martine Laforce s’y emploie avec bonheur. (Julie Carpentier)

Martine Laforce a le rare talent de pouvoir sentir et reproduire l’âme, le cœur d’une cité en n’en représentant qu’une parcelle. Mais cette étincelle suffit à nourrir le feu de sa passion pour l’authentique qu’elle cultive avec talent. (Thierry Dollinger)

Ses toiles, lumineuses et chaudes, sont pour le photographe un zoom parfait, pour l’architecte le trait de génie, l’historien parlera de documents, le poète lui, restera sur sa branche, se laissant bercer par la clarté, la chaleur qui se dégagent de ses œuvres. (L’Ami Hebdo)

(…) la couleur esr raffinée, sobre et élégante, les aquarelles sont conviviales et chaleureuses. (Jacques Sauquet)

Elle use, dans une technique parfaitement maîtrisée, de pigments naturels (…) pour tracer avec finesse et précision, dans des teintes assourdies, le chemin qui mène du minéral à l’humain. (DNA)

(…) l’artiste s’est attachée à explorer le thème de l’eau au cœur de la ville des Doges, défi relevé par un pinceau d’une belle maîtrise. (Valérie Christmann-Hein)

L’équilibre, la luminosité et une grande finesse de coup de crayon caractérisent l’œuvre de Martine Laforce. (Presse Océan)

(…) aux bâtiments tombés dans l’oubli, elle donne une nouvelle vie. La façade d’un palais princier battue par la pluie reprend un air de grandeur, le visiteur la contemple dans un passé qui resurgit. Nostalgie de moments fastueux, îlots d’émotions, histoire de Venise. (DNA)

(…) à la manière d’un écrivain, Martine Laforce tourne les pages successives du livre du temps, avec un regard tendre et nostalgique à la fois. (Jean-Louis Lichtenhauer, L’Alsace)


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